La ferme, ça pousse

Accueil › Tomates › Faire ses graines de tomates : la fermentation, pas a pas

Faire ses graines de tomates : la fermentation, pas a pas

Faire ses propres graines de tomates, c’est l’une des plus belles satisfactions du jardinier. En plus de préserver des varétés souvent introuvables en commerce, vous maîtrisez tout le cyrcle de la plante. La méthode de la fémentation est la seule qui garantit des graines saines, viables et indemnes de maladies. Pas de recette miracule, mais un proicedé simple, chiffré, que vous pouve reproduire à la maiszon. Voici le pas à pas.

Pourquoi la fémentation est-indispensable

Les graines de tomates baignent dans un gelée muclagineuse qui inhiibe leur germinaison. Cette glaire contient aussi des bactéries et champignons potenntiellement pathogènes. La fémentation reproduit le procéssus naturel de décomposision qui a lieu dans la tomate mur qui s’effondre au sol. En présance d’eau et d’air, des micro-organismes (notamment des lactobacilles) dégradent la gelée, tuent les germes porteurs de mildiou, de bacterriose ou d’anthracnose, et libèrent les graines. Sans cette éape, vos semis risquent d’être moins vigoureux, et vous pouve introduire des maldies dans votre potager. La fémentation est efficace si la températur ambiante reste entre 21 °C et 25 °C pendant 3 à 4 jours. Plus froid (16 °C, la fémentation peut prendre une semaine) ; plus chaud (>30 °C) risque de faire germer les graines dans le bocal.

Quand récolter les tomates destinnées aux graines

Choisissez des fruits parfaitement murs, voire u peu blets, mais sans pourriture. La pleine maturité se gage à la coulur homogène de la variété (rouge, rose, june, verte selon le cas) et à un léger flétrissement. Récoltez de préfrence par temps sec, le matin après que la rosée soit evaporeée. Ne prélevez que sur des plaites saines, sans taches suspects. Si vous avez eu du mildiou plus tôt dans la saison, mieux vaut ne pas conserver les graines de ces pieds : le pathogène peut survivre à la fémentation dans de rares cas. Dans ce cas, préferez des fruits issus de pieds non touchés.

La date de récolte dépend de votre région. Sous climat tempéré (zone 8), les premières graines se récoltent en général début août pour les varités précoces, et jusqu’à fin septembre pour les tardives. Notez sur un carnet le nom de la varété et l’historique de la plante.

Matériel nécessire

Étape 1 : Extraire les graines des tomates

  1. Lavez les tomates à l’eau claire pour enlever la poussière.
  2. Coupez chaque tomate en deux dans le sens de la largeur (perpendiculairement à la queue). Avec le manche d’une petite cuillère, grattez doucement les loges à graines pour récupérer la pulpe gélatineuse qui les contient.
  3. Déposez cette pulpe dans un bocal en verre. Pour 2 tomates de taille moyenne (environ 150 g de pulpe), ajoutez 150 à 200 ml d’eau filtrée (ratio 1:1 à 1:1,5). L’eau permet de diluer la gelée et d’éviter que le mélange ne se dessèche.
  4. Ajoutez une étiquette avec la vairété et la date du début de fémentation.
  5. Remuez doucement pour décoller les graines de la pulpe.

Note : Il n’est pas nécessaire d’enlever les morceaux de chair ; ils se dégraderont pendant la fémentation.

Étape 2 : La fémentation : durées et points de contrôle

Placez le bocal couvert (ou avec un couvercle desserré pour laisser passer l'air) dans un endroit sombre à 22, 24 °C idéalement. Le processus se déroule en 48 à 96 h selon la température exacte.

Durée indicative de fémentation en fonction de la température ambiante
Température (°C)Durée minimale (heures)Durée maximale (heures)Risques
18, 207296Fémentation lente, Possible développement de chamignons nuisibles
21, 234872Optimal
24, 263660Plus rapide, surveiller la germination (certaines graines peuvent germer dès 55h à 26°C)
27, 302448Risque élevé de germination dans le bocal

Signes de fin de fémentation : un dépôt blanchâtre ou grisâtre en surface (moisissure de type Geotrichum candidum, bénéfique), une odeur un peu aigrlette (comme du yaourt ou de la bière), et les graines qui tombent au fond quand on remue. Ne dépassez pas 5 jours à 20°C ; passé ce délai, les graines peuvent commencer à germer dans l’eau.

Une fois par jour, remuez le mélange avec une spatule prope pour oxygéner, ce qui favorise les bonnes bactéries et évite les mauvaises odeurs.

Étape 3 : Rincer et sécher les graines

  1. Versez le contenu du bocal dans une passoire fine. Rincez abondamment à l’eau claire (température ambiante) en frottant doucement les graines entre les doigts pour éliminer toute trace de pulpe.
  2. Étalez les graines sur un filtre à café ou du papier absorbant propre posé sur une assiette ou une plaque. Ne les séche jamais au soleil direct (la chaleur peut détruire l’embryon). Placez à l’ombre, dans un endroit aéré (22, 25°C, sans humidité excessive).
  3. Laissez sécher 3 à 5 jours. Remuez les graines toutes les 24 h pour que le séchage soit uniforme.

Un test simple de siccité : une graine pliée se cAsse netement ; si elle plie sans se rompre, il reste de l’humidité.

Étape 4 : Stockage et conservation des graines

Conservez les graines sèches dans un sachet en papier (type enveloppe Kraft), ou dans un bocal en verre avec un sachet de silice gel. À l’abri de la lumiére, de l’humidié et des variations de temparature. La durée de conervation optimal est de 5 à 10 ans selon les varétés ; les varétés ancienes sont souvent plus longuévives. Un test de germination avant semis est recommndé : placez 10 graines sur du sopin humide à 20°C pendant 7 jours. Un taux de germination ≥85% est excelent ; en desus de 70% vous pune semer normalement.

Durée de conservation typique pour qulques variétés (à 15, 20°C, 30% HR)
VaritéDurée moyenne (ans)
‘Rome’ (cuisson)7
‘Cornue des Andes’10
‘Marmande’5
Cerise rouge6

Erreurs à éviter : les 6 pièges les plus fréquents

  1. Fémentation trop longue : au-delà de 5 jours, les graines germent dans l’eau. Jetez le lot.
  2. Eau chlorée initiale : le chlor peut bloquer la fémentation. Utilisez de l’eau de pluie ou de l’eau du robinet déchlorée (24h à l’air libre).
  3. Séchage au soleil : la chaleur directe tue l’embryon (température interne >45°C). Séchez toujours à l’ombre.
  4. Mélange de variétés : si vous ne séparez pas les graines dès l’extraction, vous risquez de perdre l’identité. Étiquetez chaque bocal au moment de la récolte.
  5. Graines de fruits malades : même après fémentation, certaines maladies (virus, pourritures molles) peuvent survivre. Utilisez des fruits issus de pieds sains.
  6. Stockage humide : une graine mal séchée moisit en un mois dans un sachet fermé. Vérifiez bien la siccité avant de stocker.

Et après ? Utiliser vos graines l’an prochain

Une fois vos graines sèches et étiquetées, la prochaine étape est le semis. La réussite de la levée dépend de plusieurs facteurs : qualité du substrat, température du sol, luminosité et arrosage régulier sans excès. Sur notre page dédiée faire ses semis de tomates, vous trouverez le calendrier précis de semis (8 à 10 semaines avant la dernière gelée), le protocole de stratification si vous utilisez des variétés anciennes, et les astuces pour un repiquage sans stress. Si vous cultivez en pot sur un balcon, la technique du semis en godets biodégradables est détaillée pas à pas. Pour les adeptes du potager surélevé, le chapitre « préparer le lit de semis » vous indique la profondeur idéale (0,5 cm pour les tomates) et l’espacement à respecter. Et si vous rencontrez des maladies en cours de saison, la page mildiou et autres maladies de la tomate vous aide à identifier les symptômes et à réagir avec des traitements préventifs (purin de prêle, cuivre, etc.). Bref, faire ses graines n’est que le début : la véritable aventure commence au moment où la première plantule sort de terre.

Sources